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CNOI réalise une nouvelle prouesse technique
Ecrit Le 05/07/2017 a 06:08..
Le Chantier Naval de l’Océan Indien a réalisé ce samedi 1er Juillet, une première à Maurice : le retournement en mer d’un bateau en construction. Cette nouvelle méthode marque un tournant technique, car elle devrait permettre d’innover localement en terme de construction navale.

« Cela fait plus de 15 ans que nous construisons des bateaux », explique Franck Piriou, Directeur Commercial de CNOI, « et nous les faisons par blocs, à l’envers comme il se doit, puis nous les retournons et les assemblons. Pour cette nouvelle construction, nous avons choisi de faire la coque tout d’un bloc… ».
CNOI a remporté l’appel d’offres pour un crevettier, émis par Austral Fisheries, armateur australien engagé dans la pêche à la légine, mais aussi de la crevette, dans les îles australes de l’Australie. Ce crevettier, de 29,5 mètres, serait le premier d’une série de 9 bateaux. Austral Fisheries est un client de longue date de CNOI, et c’est pour cet armateur, que le Chantier avait aussi réalisé une autre prouesse technique : l’agrandissement d’un bateau.

Cette mise à l’eau, d’un genre nouveau à CNOI, a nécessité de longues heures de calculs afin de s’assurer quelle puissance de traction serait nécessaire pour assurer que le retournement se fasse comme il faut. Le processus s’est déroulé en plusieurs étapes. « Nous avons mis la coque inversée sur l’élévateur afin de le mettre à l’eau », explique Arnaud L’Hommedé, chargé d’affaires à CNOI. Vue 1
« La partie inférieure, qui deviendra par la suite le pont du bateau, avait été préalablement fermée, afin d’en assurer l’étanchéité et assurer la flottabilité. Dès que la plateforme fut suffisamment descendue, pour que la coque flotte, nous l’avons arrimée à une embarcation qui l’a sortie de l’élévateur pour la ramener le long du quai. De là, nous avons arrimé la coque au quai d’un côté pendant qu’un remorqueur prenait en charge les câbles devant permettre le retournement, une fois tendus… ». Et puis il n’y a eu qu’à appliquer la bonne traction !

L’ensemble de l’opération aura duré une heure et demie et fut réussie du premier coup. « Cela ouvre de nouvelles perspectives pour nous », conclue Franck Piriou. « La mise à l’eau d’un navire est toujours une opération délicate. Cette nouvelle méthode devrait nous faciliter les choses pour les constructions à venir ».

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